Tribune de Ségolène Royal dans Le Monde.

Tribune de Ségolène Royal dans Le Monde.
Ségolène Royal estime que "le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", en commentant la politique de Nicolas Sarkozy dans un point de vue au quotidien Le Monde daté de vendredi.

"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte. Tout était possible, hier; mais trop de temps et de fonds publics ont été gaspillés. L'urgence du pouvoir d'achat n'a pas été traitée, l'avenir n'a pas été préparé, la désinvolture publique a tenu lieu de morale politique", affirme la présidente du Poitou-Charentes.

Mme Royal qualifie les réformes engagées, "universités, retraites, marché du travail, de "toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire".

Selon elle, "pour remplir les caisses qu'il a contribué à vider, Nicolas Sarkozy est devenu 'Monsieur taxes'". "Le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un bouclier fiscal qui a notamment rapporté 350 millions d'euros à 16.000 contribuables privilégiés", accuse-t-elle.

L'ex-candidate PS à l'élection présidentielle définit "trois urgences" à traiter: "réformer l'Etat", "faire de la sécurité professionnelle et de la hausse du pouvoir d'achat deux réalités indissociables", "l'université et la recherche".

"Si la dégradation continue, c'est la récession qui menace. Et parce que nous refusons cette triste perspective, je dis à Nicolas Sarkozy: il est encore temps".

# Posté le dimanche 10 février 2008 12:57

Modifié le dimanche 10 février 2008 13:28

Ségolène Royal pousse les feux d'une candidature à la tête du PS

Ségolène Royal pousse les feux d'une candidature à la tête du PS
Portée par des sondages favorables, retrouvant la ferveur de sa campagne présidentielle et une audience confortée par les difficultés de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal pousse les feux d'une candidature de plus en plus affirmée à la direction du PS.

Si la gauche "a besoin d'un leader" et si elle "peut être celle-là", elle "prendra ses responsabilités", a déclaré dimanche sur France 2 l'ex-candidate à l'Elysée.

Ce besoin de leadership, elle l'entend exprimer "de plus en plus" autour d'elle.

Tout en gardant le mode conditionnel, elle est ainsi allée plus loin que début janvier quand elle s'était dit prête à "aller jusqu'au bout de ce qu'(elle) avait entamé" dans la campagne présidentielle "pour rénover la gauche".

"Dans tous ses propos, elle montre qu'elle est dans une démarche qui peut la conduire" à briguer ce leadership, "si les idées avancent, si le rassemblement est possible", résumait dimanche à l'AFP Jean-Louis Bianco.

"Mais elle n'a rien décidé", selon le député, de retour de Florence où il l'avait accompagnée à une réunion du Parti démocrate italien (centre gauche).

Mme Royal a lancé aux sympathisants de ce mouvement neuf, qui, selon M. Bianco, l'ont ovationnée: "vous vous êtes donné un leader charismatique et populaire comme Walter Veltroni (ndlr: maire de Rome) et cela vous donne de nouvelles raisons d'espérer".

"Le PS a besoin d'un leader dès maintenant, pas d'un premier secrétaire de transition", a fait valoir M. Bianco, répondant aux socialistes qui voudraient découpler 2008, année de congrès PS, et 2012, année présidentielle.

A l'ex-sherpa de François Mitterrand, Jacques Attali, pour qui "c'est l'opinion publique qui dira si elle peut prendre le parti, et pas le parti qui dira si elle peut prendre l'opinion publique", M. Bianco rétorque qu'il ne s'agit pas de contourner le parti, mais "de le renouveler, le rendre attractif".

La présidente de Poitou-Charentes a fait son nouveau petit pas dans "Vivement dimanche", émission devenu rendez-vous politique obligé où les dirigeants délivrent leur message entre deux confidences et trois chansons.

Vêtue de noir, souriante, portant des escarpins offerts en décembre par les ouvrières de Charles Jourdan menacées dans leur emploi, Ségolène Royal a joué le jeu.

Elle s'est confiée avec une franchise inédite sur sa séparation d'avec le numéro un socialiste François Hollande, après 25 ans de vie commune.

Oui, elle a été "trompée", oui, elle a souffert, oui, elle est "libérée", et bonne chance à celui qui fut son compagnon.

Mme Royal a aussi montré avec fierté des charentaises new-look fabriquées dans la région qu'elle préside, tradition qu'elle a voulu préserver de la délocalisation.

Samedi, elle avait pris la parole devant les militants parisiens de son association "Désirs d'avenir", nombreux à l'écouter dénoncer une "connivence" entre haute finance et pouvoir.

Combative sur la Société générale ou l'Erika, et surtout contre Nicolas Sarkozy "qui se prend pour Louis XIV", Mme Royal se plait aussi à faire entendre sa différence: en accueillant sans hostilité le rapport Attali, en voulant "déculpabiliser le droit à la réussite personnelle", en disant que la présence de Tony Blair devant une convention UMP doit pousser les socialistes à "inventer leur modernisation".

Elle est l'opposante "la plus crédible" à Nicolas Sarkozy, dans un sondage Ifop-JDD. Les sympathisants de gauche voient en elle la meilleure candidate au poste de premier secrétaire, avec 4 points d'avance sur Bertrand Delanoë, selon OpinionWay-Figaro-LCI.

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 08:21

B.Delanoë n'est «pas candidat» à la direction du PS.

B.Delanoë n'est «pas candidat» à la direction du PS.
Bertrand Delanoë déclare apparemment forfait pour la direction très convoitée du Parti Socialiste. «Je ne suis pas candidat, d'ailleurs, je vous signale. Je n'ai rien demandé, moi. Et je n'ai pas de désir particulier», a martelé mardi sur France Inter le maire de Paris. Qui assure ne souhaiter que le renouvellement de son mandat

«Je ne peux pas envisager de ne pas faire mon travail de maire de Paris complètement si je suis réélu», explique Bertrand Delanoë, qui a entamé dimanche la phase la plus intensive de sa campagne électorale.

Désir de faire profil bas le temps des municipales ? Pas du tout, poursuit l'édile de la capitale. «Je ne crois pas que la solution au Parti socialiste, ce soit d'abord un leader ou une leader. C'est d'abord un projet moderne et de gauche, utile, perçu comme ça par les Françaises et les Français».

# Posté le samedi 19 janvier 2008 16:24

Les Français veulent Ségolène Royal comme Première secrétaire du PS ...

Les Français veulent Ségolène Royal comme Première secrétaire du PS ...
Selon le sondage Ifop pour Paris Match du jeudi 10 Janvier 2008.

Ségolène Royal recueille 53 % d'opinions favorables

Quand on pose la question aux français:

Parmi les personnalités suivantes, laquelle souhaitez-vous désignée Premier Secrétaire du Parti Socialiste en 2008?

25 % répondent Ségolène Royal (+2) et 33 % parmi les sympathisants socialistes.

23 % répondent Bertrand Delanoë (-3) et 24 % parmi les sympathisants socialistes.

10 % répondent Arnaud Montebourg et 12 % parmi les sympathisants socialistes.

10% répondent Laurent Fabius (=) et 12 % parmi les sympathisants socialistes.

Le retour de Ségolène Royal lui profite : elle reprend la tête dans l'ensemble de l'opinion, 25% (+2) contre 23% (-3 à Bertrand Delanoë), et plus encore à gauche (33% contre 24%) et au PS (33% contre 24%).

Selon un autre sondage du Figaro, à la question : Pour chacune des personnalités suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ?

47% répondent Ségolène Royal (soit +7 par rapport au derniers sondage) dont 74% des sympathisants de Gauche.

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 11:02

Les déclarations de Ségolène Royal dérangent au PS ...

Les velléités affichées par Ségolène Royal de briguer le poste de premier secrétaire ont déclenché une vague d'hostilité au Parti socialiste en pleine préparation des élections municipales de mars.


Pour la première fois depuis son échec présidentiel, il y a huit mois, Ségolène Royal a déclaré qu'elle envisageait de prendre la tête du parti lors du congrès du PS, qui verra François Hollande tirer sa révérence après onze ans.

En 2008, "j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé pendant la campagne présidentielle pour rénover la gauche", a déclaré l'ancienne candidate à l'Elysée sur France 2.

Avant de se lancer, elle veut "d'abord réussir les étapes précédentes", au nombre desquelles "mobiliser beaucoup d'intelligences", "continuer à bouger les lignes politiques" et "définir ce qu'est une nouvelle force politique à gauche".

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, à ce moment-là, j'irai au bout de cette démarche", a-t-elle ajouté en réponse à une question précise sur une éventuelle candidature au poste de premier secrétaire du PS.

Dans l'entourage politique de Ségolène Royal, qui se réunit boulevard Raspail tous les mardis matins, deux camps s'affrontaient sur la stratégie à adopter pour l'année 2008: partisans d'une annonce rapide avant les municipales et tenants d'une temporisation, François Rebsamen en tête.

"Elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle se lance très vite", estime un membre de la direction du PS. "Après mars, (Bertrand) Delanoë va prendre son envol et ce sera beaucoup plus dur pour elle d'exister".

C'est justement cette concomitance avec les municipales qui dérange Jean-Christophe Cambadélis. "Les présidentiables devraient penser à ceux qui 'en bas' travaillent pour contrer le gouvernement et réussir les municipales", déclare le député de Paris dans un communiqué.

"Au moment où les Français sont confrontés à une rafale de hausses et la perspective de mauvais coups du gouvernement, l'annonce de la ronde des présidentiables n'est pas inattendue mais vraiment malvenue", déplore-t-il.



"J'AVANCE"

Avant tout, le PS doit se reconstruire, se remettre au travail et préparer les scrutins de mars, plaide également Arnaud Montebourg qui fut l'un des porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.

"Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant", a ajouté le député de Saône-et-Loire sur RMC.

Pour Benoît Hamon, depuis son échec présidentiel, Ségolène Royal n'est plus "légitime à incarner la rénovation".

"Tout le monde n'a que la modernité à la bouche en ce moment mais dans une démocratie moderne, quand on perd, en général, on se retire", a déclaré le député européen à Reuters. "Il faut laisser sa chance au PS, au collectif et en terminer avec une classe politique qui préempte le leadership politique pendant quinze ans".

Même au conditionnel, ces déclarations marquent une étape importante pour Ségolène Royal, qui restait jusqu'alors évasive sur ses projets au sein du PS.

"J'avance. Je n'ai pas de stratégie particulière, la politique c'est d'avancer, pas de faire du surplace", a-t-elle confié jeudi soir à quelques journalistes.

Que pense-t-elle des réactions que ses déclarations ont provoquées? "Pas grand chose", a-t-elle lâché après avoir rendu visite à José Bové, qui a entamé une grève de la faim pour réclamer un "véritable moratoire" sur les OGM.

"Ce n'est pas une accélération mais une progression. Elle fait un pas après l'autre mais le point d'arrivée n'est pas encore défini", confirme à Reuters Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne présidentielle.

"Elle prend ses responsabilités et a le mérite de la clarté. Ses déclarations brouillent le jeu d'apparatchiks qui continuent à essayer de jouer le congrès en catimini", ajoute le député des Alpes-de-Haute-Provence.

Après plusieurs visites sur le terrain à dominante sociale au mois de décembre, elle est annoncée le 12 janvier à Saint-Brieuc, dans les Côtes d'Armor, une ville gagnée par l'UDF en 2001 après trente années de gestion municipale de gauche.

Elle a également annoncé sa présence au troisième et dernier "forum de la rénovation" du PS fin janvier après avoir été absente lors des deux premiers.

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 05:28

Modifié le mercredi 09 janvier 2008 13:53